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Essaim N° 29 - Ce que l’on doit à lalangue, Erès, à paraître en Octobre 2012

luni, 20 august 2012


Lalangue vient de fêter ses quarante ans. Elle est née le 4 novembre 1971, lors d'une conférence de Jacques Lacan, à l'hôpital Sainte-Anne, portant sur le "Savoir du psychanalyste". Signifiant nouveau que Lacan n'hésite pas à introduire (c'est tout sauf un lapsus) alors qu'il porte en lui le germe, sinon d'une remise en cause, à tout le moins d'un profond remaniement de certains aspects de son enseignement.

Durant les années suivantes, il n'aura de cesse de revenir sur ce terme, d'en préciser la définition, d'en cerner les rapports avec l'inconscient. En un mot (c'est le cas de le dire), Lalangue est la langue maternelle. Elle porte en elle les premiers témoignages des vocalises croisées du bébé et de sa mère. Elle est sonore et signifiante. Lalangue s'origine de la lallation, du chant (et aussi du champ) signifiant qui s'inaugure entre une mère et son enfant.

L'homophonie y tient une place prépondérante dont l'analyste pourra plus tard user dans l'interprétation. Lalangue est une pierre nouvelle posée dans le jardin de sa linguisterie par Lacan, bain de jouvence de la langue en un débat vieux comme le Cratyle, entre arbitraire et iconicité du signe. Lalangue, comment en serait-il autrement, donne lieu à des commentaires variés chez les psychanalystes. Terre promise d'un réel à reconquérir dans la cure analytique, quintessence du symbolique dans sa dimension d'ouverture aux quatre vents du sens, leurs interprétations de la "nature" de Lalangue divergent.

Essaim, avec ce numéro, donne la parole à la langue.

www.cafegradiva.ro

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